Projects/

Dualité



Twins are lucky to be two since their birth. They come to the world with this ideal companion that everyone’s looking for, blessed by another person who'll always be at their side. They are a couple, perhaps an excessive one, whose vocation is eternal love. But what happens when the border between the pairs disappears and only a common identity remains ?
Together they are a self-sustaining entity thanks to their reciprocal and strong love. So strong that it becomes harmful. As halves, they envy those who are only one.
Freedom is the keyword. How can you feel free and be yourself, when you're compared to your twin daily, and considered as a group? We become twins by the judgement of the others. Each couple of twins is unique, as each twin in a couple is unique. Shall we keep on living as a couple in an almost symbiotic confinement? Or shall we integrate the environment as any singleton? Is a choice necessary? After all, do we really want to go from « we » to « I »? The thing is not to consider the other as a limit but as an opportunity. To draw strength from duality.



Les jumeaux ont la chance d’être deux dès la naissance. Ils viennent au monde déjà dotés de ce compagnon idéal que tout le monde recherche, bénis d’un autre qui sera à jamais à ses côtés. Ils forment un couple, excessif peut-être, dont la vocation est un amour éternel. Cet amour fait coïncider l’amour de soi et l’amour de l’autre. Seulement qu’en est-il lorsque la frontière entre les paires s’efface pour ne laisser paraître qu’un semblant d’identité commune?
Ensemble, ils forment une entité autosuffisante de par leur amour réciproque et fort. Si fort qu’il en devient néfaste. L’autre face de l’amour voit alors le jour, la haine. D’être moitiés, ils sont envieux des autres qui eux ne sont qu’un.
Le maître mot est liberté. Comment peut-on être soi-même, être libre lorsqu’on est quotidiennement poussé à la comparaison et renfermé dans le statut de groupe? On devient jumeaux sous le regard des autres, il n’y a pas de règles préétablies. Chaque couple de jumeaux est unique, comme chaque jumeau d’un couple est unique.
Faut-il continuer de vivre en couple dans un enfermement quasi-symbiotique ou s’intégrer comme tout singleton à l’environnement? Un choix doit-il vraiment s’opérer? Après tout, avons-nous réellement envie de passer du «nous» au «je»? Le tout est de ne plus considérer l’autre comme une limite mais comme une opportunité. De prendre sa force dans la dualité.



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Twins are lucky to be two since their birth. They come to the world with this ideal companion that everyone’s looking for, blessed by another person who'll always be at their side. They are a couple, perhaps an excessive one, whose vocation is eternal love. But what happens when the border between the pairs disappears and only a common identity remains ?
Together they are a self-sustaining entity thanks to their reciprocal and strong love. So strong that it becomes harmful. As halves, they envy those who are only one.
Freedom is the keyword. How can you feel free and be yourself, when you're compared to your twin daily, and considered as a group? We become twins by the judgement of the others. Each couple of twins is unique, as each twin in a couple is unique. Shall we keep on living as a couple in an almost symbiotic confinement? Or shall we integrate the environment as any singleton? Is a choice necessary? After all, do we really want to go from « we » to « I »? The thing is not to consider the other as a limit but as an opportunity. To draw strength from duality.



Les jumeaux ont la chance d’être deux dès la naissance. Ils viennent au monde déjà dotés de ce compagnon idéal que tout le monde recherche, bénis d’un autre qui sera à jamais à ses côtés. Ils forment un couple, excessif peut-être, dont la vocation est un amour éternel. Cet amour fait coïncider l’amour de soi et l’amour de l’autre. Seulement qu’en est-il lorsque la frontière entre les paires s’efface pour ne laisser paraître qu’un semblant d’identité commune?
Ensemble, ils forment une entité autosuffisante de par leur amour réciproque et fort. Si fort qu’il en devient néfaste. L’autre face de l’amour voit alors le jour, la haine. D’être moitiés, ils sont envieux des autres qui eux ne sont qu’un.
Le maître mot est liberté. Comment peut-on être soi-même, être libre lorsqu’on est quotidiennement poussé à la comparaison et renfermé dans le statut de groupe? On devient jumeaux sous le regard des autres, il n’y a pas de règles préétablies. Chaque couple de jumeaux est unique, comme chaque jumeau d’un couple est unique.
Faut-il continuer de vivre en couple dans un enfermement quasi-symbiotique ou s’intégrer comme tout singleton à l’environnement? Un choix doit-il vraiment s’opérer? Après tout, avons-nous réellement envie de passer du «nous» au «je»? Le tout est de ne plus considérer l’autre comme une limite mais comme une opportunité. De prendre sa force dans la dualité.